Nouvelle rentrée, nouvelle école, nouvelles perspectives.
J'aimerais commencer du bon pied et (comme Amel) garder le poing levé...
Je me jette une fois encore dans le gouffre de l'inconnu, et pour cela j'ai à nouveau dû dire, sinon adieu, du moins à bientôt aux choses qui m'étaient chères et familières.
Mon travail, ma boutique, mon équipe, mes amis. Je ne pars pas au bout du monde, seulement au bout de Paris.
Mais je ne me fais plus d'illusions, je me connais.
Lorsque j'entame une nouvelle année, je tourne inconsciemment une page de mon moleskine. Intriguée par cette nouvelle page blanche, je me plonge dedans avec passion. Je m'investis à fond et
cela au détriment des pages précédentes. Un petit effort me direz-vous. Un texto, un mail, un coucou en passant. Pourquoi pas ?
... Pourquoi ?
Enfin, voilà, je peux aisément me prédire de nouveaux amis, des nouveaux jeudis et samedis soirs, des nouveaux mentors, un nouveau rythme de vie...
Pendant deux ans, j'ai cotoyé des jeunes gens dont l'âge oscillait sensiblement entre 19 et 22 ans. Cette année, j'ai beaucoup fréquenté la tranche des 25-30 ans. Et l'année prochaine ?
Normalement, mon voisin de table sera fraîchement diplômé du baccalauréat (avec mention, siouplaît !)
L'angoisse monte.
Pour une fois, je resterais bien à observer la tranche de ce feuillet. Je pofite de deux pages, que dis-je, de deux doubles pages en même temps. Chouette, non ?
Un peu d'ouverture d'esprit, une dose de courage et de maturité et je pourrais peut-être accepter de garder contact avec les gens qui le souhaitent sans me prendre la tête (je devrais écrire
des chansons de RnB). Ils me manqueront, mais comme dirait mon amie Dédé (oui, toi, Dédé), un ami que l'on ne voit pas pendant longtemps reste un ami. Sale habitude de vouloir absolument rayer
les noms liés au passé.
Nouvelle année, nouveau carnet ?
à suivre... (à partir du 16 octobre)
ug_fck