Dimanche 2 septembre 2007

Bluffante cette pièce.
Epoustouflante cette critique, n'est-ce pas ?
Remarquez, j'avance pour ma défense que j'ai vu cette pièce à la télé grâce à la merveilleuse chaîne France 4.
Pas de siège rouge velouté, pas de grosse tête devant moi, juste un coca-light fraîchement décapsulé et les doigts de pieds en éventail sur ma jolie table opium en teck. Le raffinement, rien que
ça. Le glamour à l'état pur, ni plus, ni moins.
Bref, lorsqu'Arié Elmaleh (oui, oui, la pub SFR, mais si, souviens-toi, celui qui fait tomber son portable dans la bouche d'égoût) se lance dans une de ses délicieuses logorrhées à la logique
implacable et pourtant insensée, on se taît. On garde la bouche ouverte, on arrondit les yeux, on sourit et on rit parfois. Et surtout, on se demande pourquoi on a attendu si longtemps pour
découvrir le vrai frère prodigue.
Un petit extrait, mon préféré peut-être. Noté à la va-vite, complété et peut-être saccagé par mes soins :
<< Les points de suspension, c'est rien, c'est facile, c'est de l'air.
On les garde sous la main lorsque l'on ne sait pas quoi dire.
Ces points de suspension sont tels trois petits cailloux qui ne mènent à rien.
Ils sont la triste couverture d'une inquiétude commune :
celle du néant de notre pensée. >>
J'utilise très souvent des points de suspension. Peut-être à tord...